30 avril 2008
Pousse égal!
Je ne sais pas trop quoi penser du fait que j'ai les pires allergies printanières de ma vie ('stie de pollen de boulot à marde!) et qu'il neige en ce moment. Pas autant qu'au Lac Saint-Jean... mais quelques gros flocons tout de même assez insistants. Dire qu'on a déjà des petites feuilles dans les arbres...
et que aaatchaaaaa! (scusez pardon). Ouain, bon, c'est ça qui me rend malade...
C'est un peu trop cruel si vous voulez mon avis.

17 avril 2008
Combats du moment
Une tuyauterie qui n'arrête pas de fuir. Une réparation qui provoque d'autres ruptures. Les tripes de la maison sont pourries et chaque opération laisse une autre perforation au plafond. Cette maison est devenue un gruyère, percée de partout!

Ça me fait un peu penser à une dynamique de relation tout ça; quand on sait que l'usure du temps a sclérosé les modes de communication et que les échanges ne se font plus que prudemment, avec retenue, au risque d'éclater.
C'est souvent à ce moment qu'il y a fuite.
| www.flickr.com - Photos : Tuyaux rouillés |
05 avril 2008
Parce que même hier, il neigeait encore
Cliché capté en catimini de ces deux filles que rien n'arrêtent, même pas un hiver démesuré, pour aller bouquiner sur un banc de parc devant la bibliothèque de mon quartier.

Ça m'a fait sourire tout le long de mon retour à la maison.
02 avril 2008
Points hétéroclites en rafales #16
Objectifs simples pour celle qui s'échine sur la fin d'un contrat qui perdure exagérément:
• Respirer par les narines plutôt que de retenir son souffle d'exaspération.
• Vider régulièrement la chaudière qui recueille l'eau du tuyau qui coule que je n'ai pas eu le temps de faire réparer.
• Faire baisser en bas de 300 le nombre d'entrée de mon blogroll.
• Faire acte de présence au Yulblog de ce soir (pâle simulacre d'un semblant de vie sociale).
• Trouver un remplacement à «Rainbow Six Vegas» qui a suivi «Conflict Denied Ops», «Halo 3» et «War of Two» et qui servent d'outil de défoulement intense crucial à mon équilibre mental ces temps-ci.

25 mars 2008
Snow what!
Mais oui, c'est le printemps...
La preuve, les flaques ont cet indescriptible coloris de fin d'hiver.

Urk!
09 mars 2008
Prescription de dérision
Il y a quelques mois, j'ai eu la pire migraine de vie. Et ce n'est pas peu dire étant donné que je me tape une migraine par mois. Alors j'ai profité de mon examen annuel chez le docteur Wong pour lui demander de me prescrire un petit quelque chose de bien fort pour me dépanner en cas de migraine sévère.
Docteur Wong : Vous n'aimeriez pas plutôt prendre une pilule par jour et prévenir les migraines?
Moi (intéressée) : Hein? ça existe ça?
Docteur Wong : Ben... oui.
Moi : Et c'est quoi cette pilule au juste?
Le docteur Wong s'agite un peu sur sa chaise et se gratte l'oreille. C'est toujours un peu inquiétant quand le docteur Wong se gratte l'oreille.
Docteur Wong : C'est comme un antidépresseur, genre.
Moi : Genre?
Docteur Wong : Mais si on le prend à petite dose tous les jours, ça peut prévenir les migraines.
Moi : C't'une joke ça, hein?
Docteur Wong : ...
Moi : J'ai fait tout le nécessaire toute ma vie pour éviter la prise d'antidépresseurs, même l'an passé quand j'ai fait un burnout et maintenant que je n'en ai plus besoin, vous me dites que pour ne plus avoir ces migraines qui minent mon exitence depuis 15 ans, je peux prendre un antidépresseur?
Docteur Wong : Ouan... genre.
Moi : Je pourrais pas plutôt prendre des hormones? Paraît que ça peut aider...
Docteur Wong : Oufff... dans votre cas, j'éviterais les hormones... On est déjà fragile de ce côté, hein (voyez comme il fait référence à mes SPM avec prudence!)... et puis il y a risque de thrombose ou d'embolie.
Moi : ...
Docteur Wong : C'est seulement le dixième de la dose...
Moi : ...
Docteur Wong : ...
Moi : Mais... est-ce que ça cause une dépendance?
Docteur Wong : Non...
Moi : Booon... d'accord... je vais essayer. Mais avouez que la vie est bien ironique avec moi.
Le docteur Wong a un rictus amusé alors qu'il rédige la prescription. Il me tend le bout de papier et me dit en haussant les trois poils de ses sourcils...
Docteur Wong : Si la vie n'était pas un peu ironique à l'occasion, ce serait tragique, non?
Moi : Pfff...
Oui, bon, je l'avoue, je faisais la gueule en sortant de chez le docteur Wong. J'ai même attendu un mois complet avant de commencer à prendre les médicaments... J'avais besoin de mûrir cette décision. La digérer aussi. J'ai finalement commencé la semaine passée. Je ne sais pas encore si ça aide pour les migraines, mais ces médicaments ont pour effet secondaire de me faire dormir. Je dors, je dors comme jamais je n'ai dormi.
Quand on pense que je fais habituellement de l'insomnie à cette période de l'année... c'est tragiquement ironique.
...
Pfff!
22 février 2008
Quotidienneté des jours heureux
C'est un peu inhabituel pour moi à la fin février, mais les blues de l'hiver tardent à arriver... Tant mieux et touchons du bois pour que ça continousse! Les jours passent, heureux. Indéniablement, ce que j'ai réduit, en gens mais surtout en boulot (et donc en stress), m'a permis de vivre mieux. Je ne fais plus la guerre à mes émotions. Je me contente de faire la lutte aux fausses envies. Pour simplifier je vais à l'essentiel. Je me préserve, je reste lucide. Non pas que tout est parfait, mais je ne m'attarde plus uniquement sur ce qui ne va pas. Et vive la prise d'Omega 3!
Mais du coup, je n'ai pas grand chose à raconter. Mes révoltes m'animaient, certes, d'une passion qui s'est étiolée faute de carburant. Et l'amour... ahhh l'amour... ce qu'il m'en a fait noircir des pages, cet état amoureux. Or, il se trouve que c'en était le côté malade qui me rongeait, m'indignait, me tourmentait... et m'inspirait. Je l'ai soigné, l'ai aseptisé. Je retrouve un équilibre que je ne soupçonnais même pas et qui me permet de voir à présent ce qu'est ma véritable voie. Mais j'en perds aussi la voix...
Tiens... le seul combat du moment est bien futile : convaincre ma maman-proprio des bienfaits de l'achat d'un abris Tempo (ou autre) pour l'année prochaine... On a toujours eu un mauvais service des gens qui viennent souffler notre stationnement (lire : tous des incompétents). J'imagine qu'il faut râler pour être bien servi, mais c'est pas trop mon truc. Alors, je pellette (c'est tu moi où c'est laid en titi cette conjugaison du verbe pelleter? je pellette... hmm... pelte est mieux non? Bon, entécas!). Malgré l'irréfutable laideur de ces abris, cela me donnerait un peu de répit... parce que bon, hein, après l'hiver qu'on a eu, ch'j'suis tannée de pelter, 'stie! Mais jusqu'à date, maman demeure réfractaire à l'idée. Bon tant pis... C'est pas de quoi pour aller se pendre, hein.
Alors cette vie manque un peu de défi, sans doute.
Peu de défi... mais peu de soucis aussi. On a vu pire comme quotidien.
Et puis, à tout moment peut surgir l'inattendu.

19 février 2008
Ode à l'odomètre
Mon entrée sur les deux fois quatre six de mon odomètre n'était pas si très original que ça finalement. il est plus que pro en matière d'odo et c'est son tour de faire le tour en 4 x 4.
02 février 2008
2 février
Si pour certains, le 2 février est le jour de la marmotte... pour moi, cette date représente le tout début de ma vie. Comme s'amuse à me le rappeler chaque année ma maman, avec un drôle de ricanement qui me met toujours un peu mal à l'aise, j'ai été conçue un 2 février mille-neuf-cent-soixantousse-tousse-tousse...
• Alors, pour votre information, sachez que les conçus du 2 février sont du signe cactus ascendant plumeau.
• Ils détestent qu'on leur dise qu'ils ressemblent - ou fait penser - à une autre personne... Parce que dans leur bizarre de petite tête, ils sont uniques, comme tout le monde.
• Ils ne peuvent se résoudre à jeter les jolis timbres et les conservent pèle-mêle sur une étagère.

• Ils sont remplis de contradictions, ce qui les rend à la fois attachants et difficiles à aimer.
• Ils ont beaucoup de mal à discuter avec une personne qui porte des verres fumés (et donc, on peut conclure qu'ils retirent les leurs lorsqu'ils s'adressent à quelqu'un).
• Ils aiment la neige et les douches bouillantes (pas nécessairement en même temps hein!).
• Et ils ont l'étrange pouvoir de faire d'énoooooooormes bulles en se savonnant les mains.

26 janvier 2008
Deux fois quatre six
Je redoutais de ne pas pouvoir m'arrêter au bon moment, mais c'est arrivé pas très longtemps après ma sortie du pont. Tout au long du trajet, je voyais les chiffres tourner et s'aligner, faire miroiter la perspective de cette coïncidence spectaculaire. Et puis finalement, un peu avant d'arriver chez moi, je me suis arrêtée.
Il aurait suffit que je fasse un peu plus long de route en étant le moindrement préoccupée par n'importe quoi et j'aurais raté l'instant précis où tous ces six se seraient alignés.

Deux fois quatre six... est-ce que ça veut dire quelque chose? Est-ce que je dois y déceler une signification particulière? Outre, bien sûr, celui de me forcer à m'arrêter sur le bord de la route par une nuit d'hiver à moins 20 degrés, dans un vieux tacot tout rouillé, pour prendre un odomètre en photo... Probablement pas.
Et six, c'est quoi six? Deux fois trois (fois rien?). Les lettres MNO sur le téléphone. La carte de tarot numéro six est celle de l'amoureux. Le six est situé en bas du cadran de l'horloge. En numérologie, on dit que le six est l'harmonie. Il y a les trois six qui sont le signe de la Bêêêête dans la bibele. La sixième planète est saturne. La sixième lettre le F (flûte, fille, fromage, foin?).
Bon anyway.
Au fait, qu'est-ce que je faisais il y a six ans? Je fréquentais de gens que je ne vois plus dans un endroit qui (je viens de l'apprendre) va fermer le week-end prochain. C'est beaucoup de temps, six ans. C'était une autre vie de cela et une autre moi, pas nécessairement différente, mais pas tout à fait la même. C'est bien des années, beaucoup d'amours révolus et des amitiés dissoutes. Et dans six ans, ce sera quoi? Je serai une autre moi, pas nécessairement la même, mais pas tout à fait différente?
Les six commençaient à tanguer sous mes yeux. À s'embrouiller. Et si six marquait la fin. Comme là où l'on aboutit six pieds sous terre. Ou alors ces deux fois quatre six indiquent le début? Huit six pour un nouveau départ. Tout quitter dès maintenant et partir sur un nowhere. M'évader sur la route, ne sortir qu'aux sorties qui ont des six... seize, vingt-six, trente-six, quarante-seize. Vivre une quête métapsychologique et trouver un six à ma vie...
Bon, de toute évidence, le froid commençait à me monter au cerveau. Il était temps pour moi de faire tourner les chiffres et rentrer à la maison. Et dissoudre tout cela au fond d'un bon chocolat chaud.

