10 juin 2006
Nouveau monde
Aveuglée par un trop plein de clarté, j'ai opté de me retrouver dans le noir.
Et puis, tant qu'à tâtonner, autant le faire de l'obscurité. Les zones de gris n'en seront que plus flagrantes...
Et je pourrai ainsi me perdre sans crainte au détour de la nuit...
Commentaires
fleurir
Je me nourris bcp en ce moment des réflexions et méditations issues de "Le livre de l'éveil"(ss-titre: avoir la vie que l'on désire en étant présent à celle que l'on a) de Mark NEPO…
Envie de partager aujourd’hui avec vous ce texte relatif à l’ «Audace » de *s'ouvrir* et d'*Etre*qui me parle infiniment….
« Et le jour vint où le risque de rester un bouton en fleur fut plus souffrant que le risque de fleurir » Anaïs Nin
Constamment, nous faisons tous face à un point tournant où, si nous résistons, le cours des évènements intérieurs devient soudainement plus douloureux qu’un saut dans l’inconnu. Mais personne ne peut nous indiquer quand sauter. Personne ne détient le pouvoir de sanctifier notre besoin d’entrer dans la danse de la vie, si ce n’est notre dieu intérieur.
Il nous arrive très souvent de nous contrecarrer en nous agrippant avec ténacité à ce qui nous est familier. Si le fleuriste jette les roses dont les boutons ne s’ouvrent pas, c’est qu’elles ne s’ouvriront jamais. Elles sont tellement repliées sur elles-mêmes qu’elles ne pourront jamais laisser leur parfum se diffuser.
Toutefois, chacun de nous, en tant qu’esprit habitant un corps, a la chance de se replier et de s’ouvrir bien plus qu’une fois. Il arrive qu’un esprit qui se ferme trop sur lui-même, prenne l’habitude de ne plus s’ouvrir. Néanmoins, à l’inverse des roses, le cœur humain peut rester clos des années durant et se rouvrir dès qu’il prend une grande inspiration à partir de son centre.
J’ai toujours été ébahi, et j’ai ressenti une grande humilité, de constater à quel point le risque de fleurir peut sembler insurmontable au départ mais qu’une fois le seuil critique franchi, ce sentiment de libération devient inévitablement très grand.
J’ai un ami qui a cessé de boire et qui répond ceci quand on lui demande pour quelle raison il l’a fait : « La souffrance de boire était devenue plus grande que la souffrance de ne pas boire ». Il en va de même pour nous tous.
Nous pouvons nous épanouir en un instant, dès que la souffrance de ne pas nous épanouir et de ne pas aimer devient plus grande que notre peur. »
En espérant que vous parviendrez tôt ou tard à re-peindre votre vie 'en couleurs'....
Anaïs
C'est la noirceur qui permet d'apprécier la lumière!
Moi j'aime bien ce nouveau look. Être dans le noir ça permet souvent de se retrouver, de méditer. Le noir c'est un peu comme le silence, le calme qui permet d'entendre et de profiter de la paix cosmique.
Les écrits de tes pensées deviennent comme de petites lumières parmis cette noirceur appaisante. Petites lumières qui te ou nous conduira vers de nouvelles découvertes, à propos de tes espoirs et de tes désirs futurs.
Pour faire suite à Anaïs, je voudrais moi aussi partager un texte que je lis présentement. Un texte de Ti-I-Taming, le Cordon d'argent: "...Répétez souvent cette pensée: Le principe de la perfection m'habite dans une paix, dans une confiance, dans une joie parfaite et stable. Mes idées émanent de l'esprit divin, parfait, complet. Je suis habité par la certitude. J'ai dans ma conscience la beauté, la paix. Il y a en moi la patience , la joie , la santé , le bonheur qui me couvrent d'abondance. Je suis rempli de conscience cosmique, éternelle."
Je te souhaite de te retrouver après ces quelques détours dans la nuit...
Luc
De toute manière, quelqu-un de très sage avait dit (mais j-ai oublié qui...) que "La noirceur n-était en fait que de la lumière en préparation..." J'avais trouvé ça très beau.
Et puis moi je dis qu-ici c-est chez toi et que tu t-y présentes comme tu en as envie. Et nous notre seul privilège est de te lire avec plaisir. Na !
Bises et bravo pour ton nouveau chez toi !
PS : Pardon pour mes apostrophes manqués, il paraît que c'est un bug dans Firefox...
Merci...
...pour vos si éloquents commentaires.
Si je réagis à retardement, c'est parce que je n'ai pas l'habitude encore de cette option (j'avoue éprouver un petit dilemme interne quant à tout cela). Mais j'apprécie beaucoup ce temps que vous avez pris pour déposer ici vos réactions.
Dilemme
"petit dilemme" aux commentaires, hum ça serait intéressant si tu pouvais développer sur le sujet. Personnellement je trouve ça cool les commentaires, mais parfois ça peut-être embêtant ou gênant; surtout dans le noir :)
Est-ce vous là-bas dans le noir?
Héhéhé! tu me demandes de faire ce qui, justement, cause dilemme : développer au sein des commentaires!
Mais bon, appelons ça des habitudes de vieille réac' (j'emprunte le terme à Eva [voir au http://regardsolitaires.free.fr/2006/05/20060530.html ). Je crois que je suis méfiante de cet outil...
Ça fait presque 8 ans que j'écris ainsi en ligne (i.e. en «solitaire» si on peut dire) et (c'est peut-être bizarre mais...) je crois que je redoute une certaine perte de contrôle de mon site (MON site, en fait ;) avec les commentaires (c'est peut-être irrationnel... mais bon!). Aussi, je n'aime pas toujours les débats; je ne veux pas recommencer à justifier mes textes (mal potentiellement récurrent, mais je me soigne) ou de me justifier tout court (re précédente parenthèse); tout comme je ne désire pas non plus me faire consoler ou plaindre si j'écris un truc tristounet-dramatico-râleur. En fait, je souffre de pudeur susceptible... un cocktail potentiellement nocif pour les contre-réactions ;).
Je me sens aussi très malhabile à dealer avec les gens... pas très patiente non plus advenant une indélicatesse embêtante ou gênante, comme tu dis.
Mais bon... comme je garde l'option des commentaires ouverts, c'est la preuve que, même si je redoute le pire, je sais aussi qu'il peut y avoir tout plein de positif également...
Quand je parlais de tâtonnement en voilà un bel exemple :))
Si je comprend bien c'est comme parler à voix haute dans une pièce sombre et s'apercevoir subitement qu'il y plein de gens autour. Ces "intrus" osant même parfois donner leur opinions sur ces pensées intimes...
Je comprend ce sentiment, quoiqu'en ce qui me concerne mon blogue est moins personnel. Et j'ai toujours le pouvoir de "deleter" les commentaires crétinistes, ce qui est toutefois assez rare, n'aimant pas la sensure. On peut toujours jouer à être dieu dans son blogue, droit de vie et de mort sur l'expression d'autrui et choix des sujets à volonté...
Mon commentaire passera-t-il à la guillotine :) ?
Censure avec un "c", toutes mes excuses... :(
Shlack!
Heureusement, on ne passe plus à la guillotine pour ce genre de faute ;))
Comment(ne pas)taire?
Très puissante métaphore que tu utilises là pour synthétiser ma pensée! Chapeau!
Et tu vois, en fait, je n'ai même pas sélectionné l'option "Modération des commentaires"... Pas envie de jouer à la police, ou de filtrer. Et puis... ce que je n'ai pas dit précédemment, c'est que ça me fait aussi hyper plaisir de constater qu'on m'en laisse un commentaire.
Comme quoi des fois ce qu'on redoute, c'est aussi ce qu'on désire. Et vice versa :)
Juste une petite pensée pour toi glissée sous ta porte :o)
Isabelle
:)
Et pendant quelques jours, pour mieux préserver sa réputation d'énigmatique, le Chaperon rouge ne dit mot...
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