22 juin 2006
Retrouvailles
Je compte bien la retrouver comme une vieille copine délaissée par les aléas de la vie.
C'est vers elle que je suis allée, le premier été après de le décès de mon père. Il y a longtemps maintenant de cela... mais en ce temps-là, je n'étais qu'une boule de peine. Elle m'avait accueillie avec la simplicité de ses splendeurs. En arrivant, je me suis immédiatement sentie «chez nous». Et pendant un petit moment, j'ai pu oublier cette vie pour ne vivre que l'instant présent. Ça m'avait fait un bien fou.
Je suis retournée la voir quelques fois par la suite... mais pas depuis longtemps. Oui, ce sera bon ces retrouvailles avec la Gaspésie. La mer, la plage, les galets... (soupir!)
J'y vais avec un groupe d'amis qui ont eu la gentillesse de m'inviter. Une dizaine d'adultes et quatre adolescentes dans une grande maison avec une seule toilette. On va bien s'amuser je crois! Ce sera, en tout cas, une belle façon de commencer l'été.
Départ le vendredi au petit matin.
Retour la semaine suivante.
Et comme je serai là, évidemment, je n'oublie pas le cerf-volant!
19 juin 2006
Voilée
Lentement, je tente de me ressaisir. En m'offrant des douceurs toutes délicates. Comme ces quelques blouses en tissus fins et légers. Des voiles sur le corps à l'intérieur duquel je suis repliée.
J'ai toujours aimé les grands pans de tissus diaphanes. Les robes amples et fluides. Ou les capes, les manteaux longs aussi. Et j'aime toucher ces étoffes. Je peux passer des heures dans un magasin de tissus. C'est d'ailleurs là que je suis allée aujourd'hui. J'avais envie de me faire quelques paréos pour l'été. Me libérer en m'enrobant de légèreté nouée à la taille tout en cachant ce qui ne saurait se voir...
Il me vient à l'esprit les images de ce merveilleux films Un Thé au Sahara (v.o.The Sheltering Sky). Je ne sais pas si je pourrais délaisser pour toujours mon fidèle jeans, mais l'idée d'être vêtue de tuniques aériennes me séduit... Mais de nos jours, on fait facilement des liens moins romantiques avec la burqa qu'on force les femmes de porter... Je préfère les voiles qui ne sont pas une prison.

10 juin 2006
Nouveau monde
Aveuglée par un trop plein de clarté, j'ai opté de me retrouver dans le noir.
Et puis, tant qu'à tâtonner, autant le faire de l'obscurité. Les zones de gris n'en seront que plus flagrantes...
Et je pourrai ainsi me perdre sans crainte au détour de la nuit...
05 juin 2006
Dommages et intérêts
Il suffit de peu de choses parfois. Un geste inopiné, un enchaînement hors contexte de mots succincts et même un acte d'indifférence peuvent devenir des révélations. Et tout devient suffisamment simple pour qu'on puisse comprendre. Nos contradictions se dissipent et cessent de repousser les évidences...
Et moi, à l'évidence, j'ai un petit problème à reprendre le dessus. Je ne suis pas revenue la même de mon dernier périple. Je ne parle pas uniquement de l'aventure du voyage, mais de toute la saga de cette liaison/déliaison qui me hante encore bien malgré moi. Parce que tout ce qui a suivit par la suite m'a grugé l'âme. Presque deux ans en état de survie malgré tous mes efforts désespérés de réanimation. Avec des séquelles probablement plus sérieuses que je n'osais l'avouer...
Car le bouillonnement interne est toujours latent. Et moi, je suis devenue une bouillie d'émotions tout aussi tordues que contradictoires. J'ai des envies de rébellion taries par un profond désenchantement. Et les moments de calme, de tranquillité, ne sont que des leurres. En fait, je suis fracturée; l'amour, la haine et la rage se confondent à présent en une mosaïque confuse.
Deux ans que ça dure. Pourtant, on dit que le temps finit par arranger les choses. Non?
Hum.
J'exige un remboursement.

