08 octobre 2006
Couleur locale
Je ne reconnais plus mon cartier que l'automne a transformé en paysage éblouissant. Me voilà subitement en terrain inconnu. Je m'égare en errance à travers des rues que je connais pourtant trop bien.
C'est bien de pouvoir se perdre dans l'inconnu insoupçonné du familier.

À force de errer ainsi, j'aboutirai sans doute quelque part, même si je n'ai nulle part où aller. Je me situe dans le ici, maintenant et je ne saurais entrevoir un ailleurs. Mes distances à moi, elles sont internes.

Si je ne sais plus m'approcher, je ne peux par contre m'éloigner. Ce qui fait que je me situe un peu nulle part. Et sans attache. Mais étroitement liée à mon domicile fixe que le changement des saisons transforme. Encore et encore...

Commentaires
C'est fou comme ces photos peuvent me faire voir d'une autre façon le même quartier que je connais moi aussi si bien.
Et puis, trouver l'inconnu dans le familier, n'est-ce pas toujours ce que l'on souhaite?
Ah, c'est drôle, moi j'ai toujours souhaité retrouver le familier dans l'inconnu. ca fait rassurant.
Belle photos ma chère Apitchou.
Dualité magique
J'aime bien vos réflexions messieurs...
souhaiter trouver l'inconnu dans le familier...
et
retrouver le familier dans l'inconnu....
Et la magie s'opère lorsque les deux sont présents en même temps :)
Hum!
Quand je dis retrouver le familier dans l'inconnu, c'est comme se perdre dans le bois et tomber nez à nez avec un vieil oncle qui pêche sur le bord d'un lac. Ca fait rassurant.
Par contre, l'inconnu dans le familier ce serait comme me lever en pleine nuit et trouver un extra-terrestre en train de fouiller dans mon frigo. Ca ne fait pas rassurant. :))
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