31 octobre 2006
Décortiquer
Mes certitudes sont en constante mutation. Elles sont devenues des vases communicants que je n'essaie plus de contrôler. Elles travaillent comme des engrenages, secouant mes fondements qui sont devenus malléables avec le temps.
Apprendre à se connaître est un labeur de tout instant. Je ne me vois pas telle que je suis, ni du dehors, ni du dedans. Trop mal placée pour juger. Et ce que je savais de moi, ce que je croyais être, n'a été que temporairement efficace dans ce qui compose mon actualité. Je pars une fois de plus à l'aventure future. Mais j'ai au moins l'atout, cette fois-ci, de ne plus redouter l'inconnu. J'ai l'impression d'avoir tout vu.

Je croise des croissants d'existence. Les fils brièvement entremêlés de nos vies partent en parallèle. Un côtoiement en suspendu. Les envies tordues par mes contradictions deviennent des limites autant indéfinies qu'infinies. On dirait que ce sont elles qui, à présent, me définissent. Pourtant, pourtant... je connais tout mon potentiel. Mais j'ai fermé les portes qui provoquaient trop de courant d'air.
Je vise petit dorénavant.
Parce que tout chez moi est démesuré.
Commentaires
Ta démesure n'est-elle pas signe de santé, de vie?
J'aime beaucoup ta manière de t'exprimer: c'est tellement vivant. J'ai l'impression de voir les sentiments dont tu parles...
Et nos certitudes, notre image de soi... Que pourrionsnous remettre en question sans elles?
Comme toi, je tâtonne.
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