Apologies inutiles et petites lubies sans façon

Vie chronique

14 janvier 2007

Profondeur de surface

J'entretiens le culte de la légèreté. De l'apesanteur. Un besoin d'équilibre me pousse à me dépouiller de tout ce qui me retient. Je me leste d'amours trop lourds, probablement parce que je les attire autant que je les redoute. Ou les provoque. Alors j'opte de contourner tout mouvement d'émotions transies. Je ne me lie plus, mais je m'ouvre à plus grand. Mon coeur est libre parce que sans attache. Il erre un peu à cause de cela... mais il s'épanouit ainsi, aussi. Je n'ai sans doute pas été conçue avec ce petit quelque chose qui fait qu'on peut rester, se contenter, ne voir que l'autre une fois pour toute. Car tout chez moi est éphémère. Cela me définit tout autant que mes empreintes ou mon ADN. Mais c'est aussi ce qui fait que, pour certains, je séduis. Et je flirte encore avec la solitude qui est une amante jalouse. Elle est la seule, après tout, qu'on ne quitte jamais vraiment.






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