Apologies inutiles et petites lubies sans façon

Vie chronique

29 septembre 2007

Bête noire

Pour certains, laisser des miettes de pain grillé dans le beurre, c'est intolérable. Pour d'autres, c'est le voisin qui arrose sont entrée de garage. J'ai un ami que ça insulte profondément quand quelqu'un parle (habituellement très fort) au cellulaire dans un restaurant. J'ai déjà fréquenté (très très brièvement) quelqu'un qui devenait fou de rage si on ne retournait pas son appel la journée même. On a tous une (des) bête noir (en anglais on dit pet peeve, dont voici un site exhaustif) et moi, sans doute que j'en ai plus que la moyenne.

Ces jours-ci, ce qui vient me chercher tout particulièrement, c'est une sorte de relâchement du français parlé à la télé. Surtout celui de la télé en direct. Je peux comprendre que, dans le feu de l'action, se glisse une erreur occasionnelle de syntaxe... personne n'est parfait. Et j'ai fait mon deuil pour les pataquès mal-t'à-propos (soupir). Mais ce que j'ai bien de la difficulté à supporter, ce sont les tics de prononciation à répétition...

Le tic qui m'est le plus irritant, c'est quand on prononce inutilement des «e» à la fin des mots. Il y une animatrice à Météo-Média (vous me direz que ça ne compte pas parce que ce n'est pas un vrai poste de télé, c'est vrai, mais à TVA ce n'est guère mieux) qui est championne dans l'ajout de «e»... L'autre jour, j'ai noté cette perle : C'est le retour«e» du soleil. Le ciel«e» sera dégagé«e» et une masse d'air«e» doux se dirige ver«e» nous, alor«e» il fera beau. Gllbbl!

Mais c'est pas tout... parce qu'en plus, un autre tic vient habituellement s'ajouter à cela. Celui l'articulation paresseuse qui fait qu'on ampute la fin des mots... Et la madame de conclure : Il fera quat degrés cette nui«e»... (Putain! il faut dire quatre avec un tre... qua-TRE). Tantôt, en zappant, je suis tombée sur une commentatrice de l'émission Salut Bonjour du week-end qui nous a expliqué que (et j'invente rien, je le jure!) c'était très triss (et moi de m'exclamer : STE! c'est tri-STE!!) de constater la condition vétusse (maintenant ça y'est, je gueule très fort : vétu-STE! y'a un STE à la fin!) de nos routes! Mais finit donc tes mots criss! (ah pardon : cri-STE!)

La seule explication possible selon moi, c'est que cette madame est seulement une journalisse.

Bon, vous me direz avec raison qu'il y a des choses bien pires dans la vie et que pour le bien-être de ma santé mentale, je devrais peut-être passer outre. Oui, je sais... mais on parle de gens qui ont fait des études en communication. Des professionnels qui devraient normalement avoir un français de bon niveau. Des gens qui passent à la télé, bordel de merde! (Pardon : bordel«e» de merd!)


Bon... alors maintenant que j'ai tissé ma toile, vous n'écouterez plus la télé de la même façon! Mouhahaharrr!!!

Toile d'araignée


(P.S. Et pour ceux qui auraient pour bête noire les fautes d'orthographe... euh... perdon!)





Posté par Apinpelusafac à 13:49 - Ti-caca nerveux - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

En passant

Le look de mon blog suce dans les agrégateurs.


Je sais que c'est supposé être une façon simplifiée et rapide de recevoir la mise à jour d'un site... mais bon... fallait que j'en parle.


Image15




Posté par Apinpelusafac à 13:33 - Ti-caca nerveux - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 septembre 2007

Mémentos

Contrairement à plusieurs blogueurs, moi, ce n'est pas quand je suis en vacances que je délaisse mon blog, mais quand je travaille. Trop occupée/préoccupée par le boulot (en sous-entendu : fatiguée), je me suis contentée de gribouiller sur des bouts de papiers, les idées que je viens habituellement déposer ici. J'accumule souvent des phrases de cette façon pour mes points hétéroclites en rafales... Mais bon, après deux semaines, j'ai amassé tout plein de notes à l'endos de reçus de caisse, sur des coins d'enveloppes déchirées ou sur des post-it recyclés. Ajoutons à cela une calligraphie douteuse selon la surface, l'heure de la nuit ou la rapidité d'exécution et je me retrouve avec quelques énigmes laconiques et confuses. Grnfff!

IMG_2402R

Tiens, mes bouts d'idées sur retailles me font un peu penser à cet endroit où l'on doit raconter des vraies histoires, en une seule phrase. J'avais trouvé le concept tout à fait charmant, car il rejoint un peu ma philosophie personnelle au sujet de la communication et qui se résume par ce slogan:
«La vérité réside à l'intérieur d'une phrase de dix mots.»

Mais je digresse.

Tout ça pour dire, à la dizaine de personnes qui prennent encore le temps de passer ici, que je ne me suis pas encore désintégrée dans la toile du Web et que je vous remercie pour votre indulgence!

Sur ce, je vais aller décoder mes mémentos...

Posté par Apinpelusafac à 15:07 - Ailleurs - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 septembre 2007

Essoufflée

Parfois, comme ça subitement, pendant quelques secondes, il me vient l'envie de tout arrêter. Arrêter la ronde des journées sans intérêt qui finissent par toutes se ressembler. Arrêter de courir après le temps qui file trop rapidement. Arrêter de me pomponner, de me maquiller et même, arrêter de me laver. Arrêter de me pousser à entretenir, à rassurer, à satisfaire. Arrêter de vouloir rester jeune. Arrêter la distance, le désenchantement.
Et arrêter d'être raisonnable.

Tout, arrêter tout.



Mais ça ne dure jamais longtemps.

Seulement quelques instants.

Ça passe en coup de vent, heureusement.



Puis je reprends mon souffle. Ma trajectoire. Mon orbite.


Prison





Posté par Apinpelusafac à 19:26 - Entre parenthèse - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 septembre 2007

Blanc de nuit


Minuit la nuit. Heure du dernier pipi de toutou. Un point blanc, dans la fenêtre de la porte, contraste dans la noirceur et attire mon attention... un papillon de nuit tout blanc. Un coin d'aile froissée, endommagée. Main figée sur la poignée. Le papillon et moi, on s'observe mutuellement quelques instants pour noter l'étendue de nos contrastes. Je saisis le moment en photo.

Papillon blanc de nuit




Mais le chien manifeste de l'impatience et je lui ouvre la porte. Il disparaît dans les ténèbres de la cour tandis que je vais m'asseoir en haut de l'escalier pour l'attendre, soulagée de pouvoir tourner le dos à ce spectre. Et j'en profite pour bouder un peu en même temps. La métaphore pas très subtile du papillon fait dériver mes pensées dans le noir. Le bel emblème de mes envies qui battent de l'aile ces jours-ci. Oui oui, je le savais déjà, merci quand même.

Heureusement, je ne crois pas aux signes.

Mais bon, c'est peut-être ça le problème, justement.

Quand le chien revient, je n'ai plus le choix, je dois revenir sur mes pas et affronter de nouveau la vision qui me narguait. Mais, surprise, le papillon s'est envolé. Même avec un coin d'aile froissée.

Soulagement... même si je ne crois pas aux signes.




Posté par Apinpelusafac à 23:17 - Entre parenthèse - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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