22 février 2008
Quotidienneté des jours heureux
C'est un peu inhabituel pour moi à la fin février, mais les blues de l'hiver tardent à arriver... Tant mieux et touchons du bois pour que ça continousse! Les jours passent, heureux. Indéniablement, ce que j'ai réduit, en gens mais surtout en boulot (et donc en stress), m'a permis de vivre mieux. Je ne fais plus la guerre à mes émotions. Je me contente de faire la lutte aux fausses envies. Pour simplifier je vais à l'essentiel. Je me préserve, je reste lucide. Non pas que tout est parfait, mais je ne m'attarde plus uniquement sur ce qui ne va pas. Et vive la prise d'Omega 3!
Mais du coup, je n'ai pas grand chose à raconter. Mes révoltes m'animaient, certes, d'une passion qui s'est étiolée faute de carburant. Et l'amour... ahhh l'amour... ce qu'il m'en a fait noircir des pages, cet état amoureux. Or, il se trouve que c'en était le côté malade qui me rongeait, m'indignait, me tourmentait... et m'inspirait. Je l'ai soigné, l'ai aseptisé. Je retrouve un équilibre que je ne soupçonnais même pas et qui me permet de voir à présent ce qu'est ma véritable voie. Mais j'en perds aussi la voix...
Tiens... le seul combat du moment est bien futile : convaincre ma maman-proprio des bienfaits de l'achat d'un abris Tempo (ou autre) pour l'année prochaine... On a toujours eu un mauvais service des gens qui viennent souffler notre stationnement (lire : tous des incompétents). J'imagine qu'il faut râler pour être bien servi, mais c'est pas trop mon truc. Alors, je pellette (c'est tu moi où c'est laid en titi cette conjugaison du verbe pelleter? je pellette... hmm... pelte est mieux non? Bon, entécas!). Malgré l'irréfutable laideur de ces abris, cela me donnerait un peu de répit... parce que bon, hein, après l'hiver qu'on a eu, ch'j'suis tannée de pelter, 'stie! Mais jusqu'à date, maman demeure réfractaire à l'idée. Bon tant pis... C'est pas de quoi pour aller se pendre, hein.
Alors cette vie manque un peu de défi, sans doute.
Peu de défi... mais peu de soucis aussi. On a vu pire comme quotidien.
Et puis, à tout moment peut surgir l'inattendu.

07 avril 2007
I see the light...
Oui, la lumière au bout du tunnel, je la vois enfin. Je suis même dedans, la lumière. Ou dehors, si on parle du tunnel. Sortie. Finie aussi. Un peu perdue tout autant. Bon, c'est pas grave. J'ai l'habitude. Je sais que je vais retrouver mes habitudes de fainéante. Que lorsque je termine une période intense au boulot, je crash immanquablement. J'émerge de mes appareils et je m'effondre. Le grand vide m'accueille.
Je ne sais pas si c'est une idée que je me fais (à moins que ce ne soit simplement de la synchronicité) mais j'entends beaucoup parler de stress, de burnout, de manque de temps... La réflexion de Stefane Z. des Insulaires m'a beaucoup fait réfléchir ces derniers jours... Il y a quelque chose qui ne va pas chez les travailleurs.
Il me semble qu'autrefois, ces choses-là étaient moins courantes (je pense à mon père qui n'aurait jamais eu ce genre de discours). Ces maux-là n'étaient pas reconnus à l'époque. Mais il est indéniable qu'il semble y avoir, maintenant, un plus grand désenchantement professionnel. Comme le suggère cet article, un québécois sur 4 est malade de son travail!
On a formé des gens pour le marché du travail, marché de plus en plus exigent, mais est-ce qu'on leur a appris à gérer plus de stress? Est-ce qu'on leur donne le temps nécessaire pour décompresser? Avec deux semaines de vacances, franchement... c'est ridicule.
Les choses sont allées trop vite. Gérer famille, relations, carrière, finances, loisirs, ça veut dire qu'il faut faire des choix déchirants parce que notre système ne s'est pas adapté à ce rythme de vie devenu effréné. L'effet de centralisation de la vie autour du travail fait qu'on a peu ou pas de temps à consacrer au reste. Ça ne m'étonne pas que les gens pètent une coche. Même moi qui ai fait le choix de vivre une forme de simplicité volontaire, de moins travailler, de me donner du temps pour être avec ma famille et m'en occuper... je suis affectée par une forme d'effet d'entraînement (et aussi de culpabilité). Et puis, être entourée de gens stressés, c'est tout autant stressant.
Je sais pas où est-ce qu'on s'en va tous en courant de la sorte...
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Article moins récent, mais non moins intéressant à consulter, sur le stress et le burnout.
31 mars 2007
Billet d'absence
Non, je ne me suis pas trucidée à cause du résultat des élections (quoique...). Je n'ai pas non plus succombé à une autre série de malchances matinales (voir précédent billet). Mon absence d'ici est tout simplement due à un contrat que je dois terminer. Car même si j'ai réduit le travail, je dois quand même bosser un peu, histoire de pouvoir mettre du beurre de peanut sur mes toasts et payer la bouffe du chien et du chat (quoique finalement, j'ai su que je leur donnais du poison!).
Donc pour faire une longue histoire courte, ma vie se résume en ce moment à vivre du stress bla bla bla, concentrer mes énergies afin de finir le boulot bla bla bla et manque de temps pour tout le reste bla bla bla.
Mais après, je vais pouvoir prendre un vrai congé.
Si vous le voulez bien, on se retrouve à l'autre bout du tunnel...
18 décembre 2006
Menace sympathique
un détail a accroché mon regard...


31 octobre 2006
Décortiquer
Mes certitudes sont en constante mutation. Elles sont devenues des vases communicants que je n'essaie plus de contrôler. Elles travaillent comme des engrenages, secouant mes fondements qui sont devenus malléables avec le temps.
Apprendre à se connaître est un labeur de tout instant. Je ne me vois pas telle que je suis, ni du dehors, ni du dedans. Trop mal placée pour juger. Et ce que je savais de moi, ce que je croyais être, n'a été que temporairement efficace dans ce qui compose mon actualité. Je pars une fois de plus à l'aventure future. Mais j'ai au moins l'atout, cette fois-ci, de ne plus redouter l'inconnu. J'ai l'impression d'avoir tout vu.

Je croise des croissants d'existence. Les fils brièvement entremêlés de nos vies partent en parallèle. Un côtoiement en suspendu. Les envies tordues par mes contradictions deviennent des limites autant indéfinies qu'infinies. On dirait que ce sont elles qui, à présent, me définissent. Pourtant, pourtant... je connais tout mon potentiel. Mais j'ai fermé les portes qui provoquaient trop de courant d'air.
Je vise petit dorénavant.
Parce que tout chez moi est démesuré.
18 octobre 2006
À tous vents
Je ne sais pas très bien ce qui m'y a fait penser. Peut-être cette journée remplie de nuages gris. Ou la petite pluie. J'entretiens probablement une nostalgie d'automne... Cette chute de feuilles me rappelant de vagues souvenirs qui oscillent étrangement entre la volupté d'idylles secrètes et le désarroi d'anciennes relations. Toutes ces étreintes, si intenses mais tellement trop désespérées. Rien ne se compare à cette peur au bas-ventre qui nous fait plonger en l'autre. Oublier dans la collision. S'oublier, surtout. Momentanément. Car la réalité revient toujours nous rappeler ce qu'on est vraiment, de toute façon.
Quelque part, tissé dans les méandres de mon esprit, subsistent encore les évocations de ces amours volages. Elles surgissent, par bourrasques, pour témoigner de ce qui n'existe plus. Et voilà qu'une chute de feuilles de plus m'éloigne de cette époque. Un autre automne. L'hiver approche. Je ne suis plus cette feuille désespérément suspendue à une amarre. J'ai lâché prise.
Il me reste encore à faire l'apprentissage de ce que je suis devenue.
Et terminer le deuil de ce que je ne suis plus.

08 octobre 2006
Couleur locale
Je ne reconnais plus mon cartier que l'automne a transformé en paysage éblouissant. Me voilà subitement en terrain inconnu. Je m'égare en errance à travers des rues que je connais pourtant trop bien.
C'est bien de pouvoir se perdre dans l'inconnu insoupçonné du familier.

À force de errer ainsi, j'aboutirai sans doute quelque part, même si je n'ai nulle part où aller. Je me situe dans le ici, maintenant et je ne saurais entrevoir un ailleurs. Mes distances à moi, elles sont internes.

Si je ne sais plus m'approcher, je ne peux par contre m'éloigner. Ce qui fait que je me situe un peu nulle part. Et sans attache. Mais étroitement liée à mon domicile fixe que le changement des saisons transforme. Encore et encore...

10 juin 2006
Nouveau monde
Aveuglée par un trop plein de clarté, j'ai opté de me retrouver dans le noir.
Et puis, tant qu'à tâtonner, autant le faire de l'obscurité. Les zones de gris n'en seront que plus flagrantes...
Et je pourrai ainsi me perdre sans crainte au détour de la nuit...
