29 juin 2009
En deux mots

Tabouère...
...
...
...
Hostie.
12 avril 2009
Maintenant
Je refais surface. Périodiquement, je dois m'immerger dans un travail qui exige toutes mes énergies, alors je délaisse tout le reste pour m'y consacrer. Comme un marathon; c'est difficile, mais temporaire, donc supportable. Habituellement, j'arrive à l'échéance du contrat en déconfiture. L'inquiétude, la peur, le manque sommeil me transforment en loque. Car oui, je suis une professionnelle du «je m'inquiète pour rien et je crains le pire» qui sont les outils de torture préférés du stress.
Mais au début de l'année, j'ai commencé à lire Tolle. Et on dirait que, malgré moi, j'ai absorbé ses leçons de pouvoir du moment présent. Ce qui fait que au moment où ça arrive, je m'en rends compte quand je m'inquiète pour rien! Ou que je crains le pire en me propulsant mentalement dans un avenir fictif dramatique. Je me «vois» penser des choses nuisibles... et je peux arrêter le processus. Ça a fait de moi une personne beaucoup plus zen durant ce projet, surtout à la fin.
Et en plus, pas une seule nuit blanche... Par contre, j'ai fait des rêves érotiques chaque nuit, mettant en vedette une succession de personnalités variées... comme le si beau Clive Owen (hmmm), notre très océano/écolo/biologiste/beaubonhomme Jean Lemire (ohé sur le bateau!) et même... oui... Obama! (avec un tango langoureux en guise préliminaires! raaaah!).
Je ne pense pas que Enckart Tolle espérait ce genre de résultat avec son bouquin, hein?
Mais bon, moi, je ne m'en plains pas... herhem!

04 septembre 2008
10 ans
À vous qui, malgré tout, passez régulièrement sur ce site depuis plusieurs années, je dois vous faire un petit aveu... Ces dernières années, j'ai entretenu une forme de distance entre ce site - et donc, indirectement, entre vous - et moi. Vous aurez peut-être deviné que c'est lié à la fameuse histoire qui m'a fait péter les plombs récemment.
Il y a dix ans, cette démarche d'écriture m'a permise d'affronter plusieurs difficultés que j'éprouvais, dont la plus grande est sans aucun doute la timidité/phobie sociale. J'ai pu exprimer ici bien des choses que je n'arrivais pas à sortir ailleurs. Et lorsque je pense en arrière, à comment j'étais et ce que je vivais, il est indéniable que ça m'a beaucoup aidée. C'est également ici que j'ai pu développer les personnages de mes BD... Et en dix ans, j'ai fait aussi beaucoup de rencontres et tissés quelques liens à cause de ce site. Pour la mésadaptée sociale que j'étais, que je suis encore parfois, c'est pas de la petite bière! Alors vous savez que c'est aussi par le biais de mon blogue qu'a pris naissance la relation dont il a été question récemment. Mais bon, on a beau penser qu'on est prêt à vivre une relation... rien ne nous prépare à ce qui peut arriver quand les choses finissent par mal tourner.
Bref, mon blogue qui était une source de plaisir, est également devenu la source de bien des maux. J'ai eu le réflexe d'installer une distance pour ne pas trop infecter cet endroit de cette situation... mais aussi pour éviter que dorénavant, pareille situation ne se reproduise. Et il s'est installé un peu la même chose dans ma vie de tous les jours. Après le burnout émotif que la fin interminable de cette relation a provoqué, j'ai entretenu un culte du détachement, histoire de me donner le temps d'être un peu plus solide. J'ai arrêté de sortir, d'avoir des fréquentations parce que les quelques petits flirts que j'ai pu avoir se sont tous terminés de façon précipitée par ma faute. Alors j'ai tout bêtement cessé d'essayer... Il ne me reste que deux ou trois rares amis qui, fouille-moi pourquoi, arrivent encore à me pardonner mon côté sauvage et désenchanté. Malgré tous mes apprentissages, remise en question, analyses et découvertes, je me suis de nouveau retrouvée dans un cycle de recluse/borderline misanthrope/farouche.
Et les années ont passées.
*Soupir*
J'ai fait ce que j'ai pu pour garder ce site malgré tout. J'ai mis beaucoup de photos avec personne dedans (y'a un psy dans la salle? héhé!). Et j'ai évité de trop parler ici pour ne pas donner des munitions à l'ennemi. Le problème, c'est que je ne sais plus exactement qui est l'ennemi... mais bon. À présent, j'ai parfois peur à l'idée de penser que la coquille ne se soit définitivement fermée. Ce serait bien mon genre de faire ça. Ma tête est en train de faire un sérieux match de lutte gréco-romaine avec mon coeur... ou on pourrait également dire sans se tromper que mon «SuperEgo» et mon «Ça» se livrent la bataille du siècle de tir du poignet...
Mais je vous remercie de tout coeur et très sincèrement pour l'intérêt que vous avez porté à ce que j'avais à raconter ici durant toutes ces années.

22 février 2008
Quotidienneté des jours heureux
C'est un peu inhabituel pour moi à la fin février, mais les blues de l'hiver tardent à arriver... Tant mieux et touchons du bois pour que ça continousse! Les jours passent, heureux. Indéniablement, ce que j'ai réduit, en gens mais surtout en boulot (et donc en stress), m'a permis de vivre mieux. Je ne fais plus la guerre à mes émotions. Je me contente de faire la lutte aux fausses envies. Pour simplifier je vais à l'essentiel. Je me préserve, je reste lucide. Non pas que tout est parfait, mais je ne m'attarde plus uniquement sur ce qui ne va pas. Et vive la prise d'Omega 3!
Mais du coup, je n'ai pas grand chose à raconter. Mes révoltes m'animaient, certes, d'une passion qui s'est étiolée faute de carburant. Et l'amour... ahhh l'amour... ce qu'il m'en a fait noircir des pages, cet état amoureux. Or, il se trouve que c'en était le côté malade qui me rongeait, m'indignait, me tourmentait... et m'inspirait. Je l'ai soigné, l'ai aseptisé. Je retrouve un équilibre que je ne soupçonnais même pas et qui me permet de voir à présent ce qu'est ma véritable voie. Mais j'en perds aussi la voix...
Tiens... le seul combat du moment est bien futile : convaincre ma maman-proprio des bienfaits de l'achat d'un abris Tempo (ou autre) pour l'année prochaine... On a toujours eu un mauvais service des gens qui viennent souffler notre stationnement (lire : tous des incompétents). J'imagine qu'il faut râler pour être bien servi, mais c'est pas trop mon truc. Alors, je pellette (c'est tu moi où c'est laid en titi cette conjugaison du verbe pelleter? je pellette... hmm... pelte est mieux non? Bon, entécas!). Malgré l'irréfutable laideur de ces abris, cela me donnerait un peu de répit... parce que bon, hein, après l'hiver qu'on a eu, ch'j'suis tannée de pelter, 'stie! Mais jusqu'à date, maman demeure réfractaire à l'idée. Bon tant pis... C'est pas de quoi pour aller se pendre, hein.
Alors cette vie manque un peu de défi, sans doute.
Peu de défi... mais peu de soucis aussi. On a vu pire comme quotidien.
Et puis, à tout moment peut surgir l'inattendu.

07 avril 2007
I see the light...
Oui, la lumière au bout du tunnel, je la vois enfin. Je suis même dedans, la lumière. Ou dehors, si on parle du tunnel. Sortie. Finie aussi. Un peu perdue tout autant. Bon, c'est pas grave. J'ai l'habitude. Je sais que je vais retrouver mes habitudes de fainéante. Que lorsque je termine une période intense au boulot, je crash immanquablement. J'émerge de mes appareils et je m'effondre. Le grand vide m'accueille.
Je ne sais pas si c'est une idée que je me fais (à moins que ce ne soit simplement de la synchronicité) mais j'entends beaucoup parler de stress, de burnout, de manque de temps... La réflexion de Stefane Z. des Insulaires m'a beaucoup fait réfléchir ces derniers jours... Il y a quelque chose qui ne va pas chez les travailleurs.
Il me semble qu'autrefois, ces choses-là étaient moins courantes (je pense à mon père qui n'aurait jamais eu ce genre de discours). Ces maux-là n'étaient pas reconnus à l'époque. Mais il est indéniable qu'il semble y avoir, maintenant, un plus grand désenchantement professionnel. Comme le suggère cet article, un québécois sur 4 est malade de son travail!
On a formé des gens pour le marché du travail, marché de plus en plus exigent, mais est-ce qu'on leur a appris à gérer plus de stress? Est-ce qu'on leur donne le temps nécessaire pour décompresser? Avec deux semaines de vacances, franchement... c'est ridicule.
Les choses sont allées trop vite. Gérer famille, relations, carrière, finances, loisirs, ça veut dire qu'il faut faire des choix déchirants parce que notre système ne s'est pas adapté à ce rythme de vie devenu effréné. L'effet de centralisation de la vie autour du travail fait qu'on a peu ou pas de temps à consacrer au reste. Ça ne m'étonne pas que les gens pètent une coche. Même moi qui ai fait le choix de vivre une forme de simplicité volontaire, de moins travailler, de me donner du temps pour être avec ma famille et m'en occuper... je suis affectée par une forme d'effet d'entraînement (et aussi de culpabilité). Et puis, être entourée de gens stressés, c'est tout autant stressant.
Je sais pas où est-ce qu'on s'en va tous en courant de la sorte...
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Article moins récent, mais non moins intéressant à consulter, sur le stress et le burnout.
31 mars 2007
Billet d'absence
Non, je ne me suis pas trucidée à cause du résultat des élections (quoique...). Je n'ai pas non plus succombé à une autre série de malchances matinales (voir précédent billet). Mon absence d'ici est tout simplement due à un contrat que je dois terminer. Car même si j'ai réduit le travail, je dois quand même bosser un peu, histoire de pouvoir mettre du beurre de peanut sur mes toasts et payer la bouffe du chien et du chat (quoique finalement, j'ai su que je leur donnais du poison!).
Donc pour faire une longue histoire courte, ma vie se résume en ce moment à vivre du stress bla bla bla, concentrer mes énergies afin de finir le boulot bla bla bla et manque de temps pour tout le reste bla bla bla.
Mais après, je vais pouvoir prendre un vrai congé.
Si vous le voulez bien, on se retrouve à l'autre bout du tunnel...
18 décembre 2006
Menace sympathique
un détail a accroché mon regard...


31 octobre 2006
Décortiquer
Mes certitudes sont en constante mutation. Elles sont devenues des vases communicants que je n'essaie plus de contrôler. Elles travaillent comme des engrenages, secouant mes fondements qui sont devenus malléables avec le temps.
Apprendre à se connaître est un labeur de tout instant. Je ne me vois pas telle que je suis, ni du dehors, ni du dedans. Trop mal placée pour juger. Et ce que je savais de moi, ce que je croyais être, n'a été que temporairement efficace dans ce qui compose mon actualité. Je pars une fois de plus à l'aventure future. Mais j'ai au moins l'atout, cette fois-ci, de ne plus redouter l'inconnu. J'ai l'impression d'avoir tout vu.

Je croise des croissants d'existence. Les fils brièvement entremêlés de nos vies partent en parallèle. Un côtoiement en suspendu. Les envies tordues par mes contradictions deviennent des limites autant indéfinies qu'infinies. On dirait que ce sont elles qui, à présent, me définissent. Pourtant, pourtant... je connais tout mon potentiel. Mais j'ai fermé les portes qui provoquaient trop de courant d'air.
Je vise petit dorénavant.
Parce que tout chez moi est démesuré.
18 octobre 2006
À tous vents
Je ne sais pas très bien ce qui m'y a fait penser. Peut-être cette journée remplie de nuages gris. Ou la petite pluie. J'entretiens probablement une nostalgie d'automne... Cette chute de feuilles me rappelant de vagues souvenirs qui oscillent étrangement entre la volupté d'idylles secrètes et le désarroi d'anciennes relations. Toutes ces étreintes, si intenses mais tellement trop désespérées. Rien ne se compare à cette peur au bas-ventre qui nous fait plonger en l'autre. Oublier dans la collision. S'oublier, surtout. Momentanément. Car la réalité revient toujours nous rappeler ce qu'on est vraiment, de toute façon.
Quelque part, tissé dans les méandres de mon esprit, subsistent encore les évocations de ces amours volages. Elles surgissent, par bourrasques, pour témoigner de ce qui n'existe plus. Et voilà qu'une chute de feuilles de plus m'éloigne de cette époque. Un autre automne. L'hiver approche. Je ne suis plus cette feuille désespérément suspendue à une amarre. J'ai lâché prise.
Il me reste encore à faire l'apprentissage de ce que je suis devenue.
Et terminer le deuil de ce que je ne suis plus.

08 octobre 2006
Couleur locale
Je ne reconnais plus mon cartier que l'automne a transformé en paysage éblouissant. Me voilà subitement en terrain inconnu. Je m'égare en errance à travers des rues que je connais pourtant trop bien.
C'est bien de pouvoir se perdre dans l'inconnu insoupçonné du familier.

À force de errer ainsi, j'aboutirai sans doute quelque part, même si je n'ai nulle part où aller. Je me situe dans le ici, maintenant et je ne saurais entrevoir un ailleurs. Mes distances à moi, elles sont internes.

Si je ne sais plus m'approcher, je ne peux par contre m'éloigner. Ce qui fait que je me situe un peu nulle part. Et sans attache. Mais étroitement liée à mon domicile fixe que le changement des saisons transforme. Encore et encore...

