09 novembre 2006
Définir ses infinitifs

M'ouvrir.
Respirer à fond.
Fixer un regard.

Attendre.
Hésiter.
Résister.

Espérer.
Prier.
Aimer.

Écrire.
Marcher.
Rire.
06 novembre 2006
Équivalences

La lune, le jour... c'est comme
- un sourire qu'on n'espérait plus.
- de l'éclairage naturel qui fait rougir l'artificiel.
- la veilleuse qu'on allume durant les nuits blanches, en désespoir de cause.
- s'habiller en noir parce qu'on est heureux.
- s'ennuyer d'un ami... qu'on ne connaît pas encore.
- deux solitudes qui se rencontrent.
28 septembre 2006
Moi je
J'aurais besoin d'un massage avec extra.
Je pleure à toutes les fois que j'écoute le film Babe.
Je devrais arrêter de me couper les cheveux moi-même (soupir).
Je me suis encore plantée pour m'incrire à ce %@#$?&! de cours de tango.
J'ai souvent une petite peur que l'auto explose quand je mets le contact par temps de canicule.
J'ai toujours la fausse impression d'entendre le téléphone sonner quand je suis dans la douche ou quand je passe l'aspirateur.

04 septembre 2006
Se refaire une image
... en quelque chose de simple; réduire ses caractéristiques à l'essentiel sans sous-couche complexe. Vivre en aplat.

... en cherchant parmi toutes les combinaisons possibles celles qui se rapprochent le plus de l'esquisse de ce que l'on est, les imperfections en moins. Le rendu est fade, un peu froid mais c'est surtout causé par le fait qu'il manque tous ces petits défauts de la nature humaine.

... en poussant un peu du côté de la satire parce que le ridicule ne tue pas. Et que se placer dans un décor rose bonbon est un agréable changement.
Reste à savoir qui se cache là-bas, dans le noir...

... en se prêtant à l'art de Picasso qui disait : «Faut-il peindre ce qu'il y a sur un visage? Ce qu'il y a dans un visage? Ou ce qui se cache derrière un visage?»

24 août 2006
Brainstorm
En optant pour la prudence, je me protège; sauf que j'y perds également une part de liberté.
Je veux des preuves pour ne pas me tromper... mais je ne peux vraiment me fier que sur ce que mes erreurs ont prouvé.
Le pour et le contre, une fois répartis chacun dans leur colonne, ne font que s'annuler.
Je ne compte plus tout ce en quoi j'ai cessé de croire pour pouvoir avancer.
Je travaille mes certitudes en sachant qu'il peut toujours y avoir l'intervention éventuelle d'une myriade d'essentiels aléatoires pour les corrompre.
Dans ma façon d'être changeante, je ne change pas.
Mes contradictions ne sont que la représentation d'un désordre intérieur ordonné.

08 juillet 2006
Revenir...
... c'est retrouver son chez soi alors qu'on était déjà un peu perdu avant de partir.
... c'est faire un paquet de petits deuils de tout ce qu'on a quitté, tout en se réjouissant des retrouvailles au retour.
... c'est se souvenir en retraçant des odeurs familières.
... c'est mon corps qui proteste contre l'humidité, le bruit et la pollution de la ville.
... c'est se rendre compte qu'on voudrait être encore là-bas alors qu'on s'ennuyait un peu de la maison quand on était parti.
... c'est aussi réaliser qu'on a envie de repartir, encore.

