21 novembre 2007
Epenthèses, pataquès et autres maladies contagieuses
J'ai déjà fait un ti-caca nerveux au sujet de la qualité douteuse de la langue parlée à la télé... Monsieur Foglia faisait de même (euh, de bien meilleure façon!) il y a quelques temps avec ce qu'il appelle la lalatisation (dans sa liste de pu capa-beu) et autres défauts de prononciation... mais j'aime particulièrement comment s'y prend Galad dans son texte.
Passque c'est vrai que din fois, quand qu'on parle, ca l'a pu trop de sens!
Bon... anyway...
Oups!
29 septembre 2007
Bête noire
Pour certains, laisser des miettes de pain grillé dans le beurre, c'est intolérable. Pour d'autres, c'est le voisin qui arrose sont entrée de garage. J'ai un ami que ça insulte profondément quand quelqu'un parle (habituellement très fort) au cellulaire dans un restaurant. J'ai déjà fréquenté (très très brièvement) quelqu'un qui devenait fou de rage si on ne retournait pas son appel la journée même. On a tous une (des) bête noir (en anglais on dit pet peeve, dont voici un site exhaustif) et moi, sans doute que j'en ai plus que la moyenne.
Ces jours-ci, ce qui vient me chercher tout particulièrement, c'est une sorte de relâchement du français parlé à la télé. Surtout celui de la télé en direct. Je peux comprendre que, dans le feu de l'action, se glisse une erreur occasionnelle de syntaxe... personne n'est parfait. Et j'ai fait mon deuil pour les pataquès mal-t'à-propos (soupir). Mais ce que j'ai bien de la difficulté à supporter, ce sont les tics de prononciation à répétition...
Le tic qui m'est le plus irritant, c'est quand on prononce inutilement des «e» à la fin des mots. Il y une animatrice à Météo-Média (vous me direz que ça ne compte pas parce que ce n'est pas un vrai poste de télé, c'est vrai, mais à TVA ce n'est guère mieux) qui est championne dans l'ajout de «e»... L'autre jour, j'ai noté cette perle : C'est le retour«e» du soleil. Le ciel«e» sera dégagé«e» et une masse d'air«e» doux se dirige ver«e» nous, alor«e» il fera beau. Gllbbl!
Mais c'est pas tout... parce qu'en plus, un autre tic vient habituellement s'ajouter à cela. Celui l'articulation paresseuse qui fait qu'on ampute la fin des mots... Et la madame de conclure : Il fera quat degrés cette nui«e»... (Putain! il faut dire quatre avec un tre... qua-TRE). Tantôt, en zappant, je suis tombée sur une commentatrice de l'émission Salut Bonjour du week-end qui nous a expliqué que (et j'invente rien, je le jure!) c'était très triss (et moi de m'exclamer : STE! c'est tri-STE!!) de constater la condition vétusse (maintenant ça y'est, je gueule très fort : vétu-STE! y'a un STE à la fin!) de nos routes! Mais finit donc tes mots criss! (ah pardon : cri-STE!)
La seule explication possible selon moi, c'est que cette madame est seulement une journalisse.
Bon, vous me direz avec raison qu'il y a des choses bien pires dans la vie et que pour le bien-être de ma santé mentale, je devrais peut-être passer outre. Oui, je sais... mais on parle de gens qui ont fait des études en communication. Des professionnels qui devraient normalement avoir un français de bon niveau. Des gens qui passent à la télé, bordel de merde! (Pardon : bordel«e» de merd!)
Bon... alors maintenant que j'ai tissé ma toile, vous n'écouterez plus la télé de la même façon! Mouhahaharrr!!!

(P.S. Et pour ceux qui auraient pour bête noire les fautes d'orthographe... euh... perdon!)
En passant
Le look de mon blog suce dans les agrégateurs.
Je sais que c'est supposé être une façon simplifiée et rapide de recevoir la mise à jour d'un site... mais bon... fallait que j'en parle.

31 mai 2007
Toujours
- Tu n'es toujours pas mariée toi?
C'est ce que mon acuponcteur m'a demandé pendant mon traitement, alors que j'avais quelque chose comme tout près de deux douzaines d'aiguilles plantées partout sur le corps. Comme si ce n'était pas suffisant d'être transformée en poupée vaudou! Impossible de fuir la torture. En plus, il souriait innocemment en me demandant ça (moment d'égarement? folie passagère peut-être?).
Car ceux qui me connaîssent savent très bien que j'ai toujours détesté ce genre de question. Et surtout celle-là.
Mon acuponcteur, lui, est marié depuis toujours. Et depuis le temps qu'on se connaît, je lui ai sans doute parlé de chacun de mes amoureux. Je ne dis pas que ses aiguilles guérissent les peines d'amour... mais son écoute, sa gentillesse, son empressement à vouloir soulager une émotivité trop intense a certainement contribué, parfois, à en revenir un peu plus efficacement.
Alors on va dire que ça l'intriguait que je n'aie pas parlé depuis un certain temps d'un tracas amoureux quelconque (donnons une chance au coureur, hein. Ou dans ce cas, au gars qui manipule les aiguilles).
Toujours pas mariée, non. Ça n'a jamais été pas dans mes plans et encore moins un but. Ni de m'accoter ou de me coupler. Ou de conjointer, m'unionner ou whatever qui suppose qu'on doit être deux. Je n'ai pas besoin ou envie de former un couple. C'est pas pour moi, sorry.
C'est-tu si bizarre que ça?
Le mois passé, c'est Jean-Paul qui me disait que c'était une infâmie (oui oui, c'est le mot qu'il a dit!) que je sois seule. Une belle fille comme toi. Et intelligente en plus, as-t-il ajouté. (Euh... si j'étais une moche moronne, ce serait plus acceptable? Bon, entécas... je sais bien, au fond, que c'est pas dit dans le but d'être méchant.)
Jean-Paul, je le connais par chiens interposés. Il a deux Terre-Neuve et pendant que nos chiens sympathisent, nous, on jase. De tout, de rien... souvent de chiens, mais de la vie humaine aussi. De politique à l'occasion. Des croyances ou de l'absence de, dans mon cas. Si nous partageons tous deux des affinités de libre-penseurs, je suis pour ma part une athée. Tandis que lui, se qualifierait plutôt d'agnostique. Et puis un jour on a parlé de relations. Tout près de vingt-cinq années de mariage dans son cas... et il n'en revenait pas que je sois seule depuis de si nombreuses années.
De là, donc, son exclamation sur l'infâmie de mon célibat.
Pas une minute on ne pense que si je suis seule, c'est parce que je le veux bien, hein.
Et là, je sais très bien qu'on aimerait bien que je m'explique. Que je donne une raison pour cette situation. Mais à quoi bon. Parce qu'on va inévitablement finir par me dire que je n'ai pas rencontré le bon gars. Et ça n'a rien à voir. J'en ai rencontré des tonnes de bons gars. J'ai même fait un bout de chemin avec certains. Mais ça ne m'intéresse pas nécessairement de vivre 20 ans avec la même personne. Ou même 10 ans. Et si on me permettait d'être vraiment franche, je dirais que 5 ans c'est bien assez. Et des fois, 6 mois, c'est en masse. Jusqu'à l'âge de 35 ans, je l'ai joué malgré tout la game d'être couple... mais franchement, c'était épuisant. Alors, j'essaie de garder ça simple maintenant. Un flirt lorsque c'est permis; une fréquentation occasionnelle parfois. C'est bien suffisant pour une fille comme moi pour qui l'état amoureux est quelque chose de complexe. Mais je sais très bien que pour certaines personnes, ça peut être facile à vivre.
Je vois ça un peu comme la religion. Il y a des croyants, mais il peut aussi y avoir des fanatiques, des passionnées... des sceptiques, des non pratiquants mais croyants. Bien sûr, il y a des incrédules aussi.
C'est un peu ça que j'ai expliqué à Jean-Paul. Je lui ai simplement dit que je serai toujours une agnostique de l'état amoureux.
Il a cillé plusieurs fois et réussi à retenir toutes les questions qui lui venaient à l'esprit, avant d'éclater de rire.
C'est un bon gars Jean-Paul. Je l'aime bien lui et ses deux chiens.

10 mars 2007
Faute de mieux
... je dois me départir de ma réserve habituelle et me résoudre à ouvrir une parenthèse afin de me défouler dans ces lieux. Vous qui passez par là de façon plus ou moins régulière, ne le prenez surtout pas personnel, vous n'êtes ni concernés, ni visés.
Hehem...
Il n'y a pas d'excuse concevable, pas de justification décente, pas de prétexte admissible pour ce genre d'attitude. Et pas de pardon possible non plus. Peu importe la provocation, je ne lui donnerai pas la satisfaction de lui adresser de nouveau la parole. ![]()
Que la malédiction l'emporte, ainsi que son ombre et le souvenir de son ombre.
Terminé.
