Apologies inutiles et petites lubies sans façon

Vie chronique

28 septembre 2008

Plus ça change...

Les choses ici retrouvent peu à peu un rythme moins révolté un peu parce que du côté de «Ze Saga», ça reste plutôt tranquille. C'est bien. Mais après des mois à m'inquiéter de ce que je pourrais lire ailleurs, j'ai conservé le réflexe de me méfier du volcan tranquille.  Et je ne suis pas naïve, je sais très bien qu'on peut ouvrir un autre blog/site en catimini et continuer comme avant dans le secret en n'ayant que certain(e)s élu(e)s bien choisi(e)s pour public. Évidemment, si j'en sais rien, j'y peux rien. Et malgré les apparences, j'essaie de ne pas sombrer dans la paranoïa.

Probablement qu'en m'exprimant sur le sujet, j'ai un peu trop touillé le fond de cette grosse fureur refoulée. Les répercussions de cet épisode dans ma vie sont encore trop à vif pour que je sois habile avec mes réactions ou mes propos.  Par contre, depuis, j'éprouve une forme de soulagement difficile à décrire. Ou serait-ce de la satisfaction... teintée d'amertume? Un peu de tout ça sans doute.

Je m'en veux toujours après de tels épisodes. Parce que je sais trop bien que toute relation a son lot de conséquences et que personne n'est à l'abri que ça puisse mal se terminer. Alors pourquoi suis-je si déçue dans cas. Surprise même. En fait, je déteste voir certains parturns ressurgir... ou constater que des blocages que je pensais résolus sont réapparus. Décourageant! Et ô comme je me cabre quand on pousse un peu trop pour arriver à ses fins. Obstinément. Mouais, parfaitement, comme une mule.

On ne change pas, finalement, hein?

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16 juillet 2008

Après la pluie

Eau 1

Des gouttelettes égarées me font des clins d'oeil sur la surface de l'eau. Il n'en faut pas plus pour me réconcilier avec la mauvaise humeur du temps. La pluie est fraiche; l'eau est froide... j'irai quand même me baigner plus tard, après la pluie.

Eau 2

Les joies sont toujours beaucoup plus simples que les peines.


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13 juillet 2008

Averse

Le temps est chagrin. La pluie traîne la journée en longueur. Ce chuintement de l'averse ne fait qu'amplifier mes disputes internes. Mais il est plus prudent de ne pas trop s'y attarder... pas aujourd'hui. Je cherche plutôt une diversion. M'imprégner d'un film; me fondre dans une histoire. Traverser l'écran.

Mouillé

Hier, j'ai fuit un soleil qui me chauffait trop la nuque. Aujourd'hui, ma fuite est interne.

Le temps est un affreux manipulateur d'émotions.

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11 août 2007

Clair-obscur

J'imagine très bien qu'on puisse dire ces derniers temps en me voyant, que l'étincelle est disparue. Ce n'est pas faux. Je ne sais pas si l'âge y est vraiment pour quelque chose... à part peut-être un lien avec l'expérience acquise qui a modifié ma perception des choses. Mes envies aussi. Je ne frétille plus comme avant à la vue d'un homme. Les jeux de séduction ont un arrière-goût de complications maintenant. Soit trop alambiqués ou trop ambigus. Et très rarement sont-ils empreints de cette subtilité qui me ravit.

Je ne sais plus comment me situer face aux étouffants d'amour ou aux culbuteurs indifférents. On dirait qu'il n'existe pas de place entre les deux. En tout cas, moi, je n'ai pas trouvé ces lieux. Alors, j'ai tamisé mon étincelle plutôt que de chercher à séduire des inconnus. Et j'ai finalement arrêté de chercher dans le regard des autres, ce qui ne s'illuminait pas.

Clair-obscur


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19 juillet 2007

Inconnu mais pas étranger

Son regard lui avait échappé... il fixait mes jambes, l'air absent. De toute évidence, lui, il n'était plus vraiment là. Parti dans son imaginaire. Puis sa tête s'est penchée un peu de côté. Ses yeux sont remontés le long de mon corps, lentement.

Je me suis souvent demandé par la suite ce qu'il avait bien pu imaginer ce soir-là où je l'ai surpris à me détailler. J'espère au moins que c'était dépravé. Ou un brin cochon, au minimum. Tant qu'à faire. Des secondes se sont écoulées et je l'observais m'examiner. Remonter encore un peu plus haut, tout doucement.

Et nos regards se sont croisés.

Il y a eu comme un étrange effet de succion. Un vide s'est créé autour de nous. Le bruit, les gens ont disparus. Le temps s'est certainement figé pendant quelques nanosecondes. Flash. Je nous ai vu, lui et moi, dans toutes sortes de positions parentes à la lutte gréco-romaine, en sueur, très légèrement vêtus. Puis il a cligné des yeux. Nos regards se sont brutalement arrachés l'un à l'autre. Vertige de l'exit précipité de mon fantasme...

Je suis pas mal certaine d'avoir aperçu une teinte de rouge sur ses joues par la suite. Et moi, probablement que j'ai très légèrement souri. Mais j'ai regardé ailleurs pour ne pas voir sa gêne. Et sa fuite.

Ça fait un certain temps de ça; on a changé de saison depuis.

Mais j'y pense encore parfois.


Lumière de soir

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01 septembre 2006

Crépuscule

Le temps est devenu fluide. Parce que l'espoir n'est plus parlant, je n'ai d'autre choix que de me tourner vers l'inconnu. Je me perds dans la fuite pour tromper l'incertitude. Je crée l'absence pour me remplir de vide. Je soigne une maladie chronique des sentiments pour qu'ailleurs je n'existe pas.
Tout ce qui m'importe se trouve ici, maintenant.

2006_08_0473

Vivre, aimer, mourir.
Recommencer.
Le combat est perpétuel.
Et demain, le soleil se lèvera.


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